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Le temps des cathédrales?

Par / 17 avril 2019 / / 0 Commentaires

Le temps des cathédrales?

Par / 17 avril 2019 / / 0 Commentaires

J’ai eu la chance de visiter Paris à plusieurs reprises et chaque fois, la visite de la Cathédrale Notre-Dame était un incontournable. Mon meilleur souvenir? Voir dans les yeux de mes enfants l’émerveillement face à cette grandeur et cette beauté.

Difficile de croire que ce monument historique n’est plus.

Incroyable de voir la tristesse et la solidarité des gens provoquées par la perte de ce morceau de l’histoire, et ce, à travers le monde.

En effet, en deux jours, plus de 1,2 milliards de dollars ont été amassés pour reconstruire la Cathédrale…

Nous sommes tous d’accord : ce qui s’est passé le 15 avril dernier est d’une tristesse immense et le visage de Paris ne sera plus jamais le même. Mais cet événement et l’importance des montants recueillis en dons provoquent un malaise que l’on doit nommer :

  • Est-il logique de vouloir investir autant d’argent dans le passé, quand le monde actuel a tellement de besoins pour lesquels on peine à aller chercher du financement?
  • Comme être humain, nous avons vu live des forêts immenses brûler, nous avons vu les images de génocides à la télé, des guerres civiles qui continuent dans l’indifférence la plus totale. Mais pour un seul bâtiment brûlé (symbolique, certes), sans qu’il n’y ait eu de mort, tout le monde est prêt à donner et à réagir.
  • Avec ce 1,2 milliard, nous pourrions régler tous ensemble une problématique mondiale comme celle de la faim, de l’accès à l’éducation ou à l’eau, et ce dans des continents entiers. Mais au lieu de ça, nous décidons de nous mobiliser pour reconstruire un seul monument.

Tout cela est quand même perturbant, non?

Est-ce qu’une campagne mondiale de financement pour sauver la planète et assurer notre avenir aurait amassé autant d’argent? Demandez à Greta Thunberg…

Photo : SILEX

Un merci spécial à l’illustrateur SILEX pour son coup de crayon, mais surtout, de nous avoir permis d’utiliser sa caricature.