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Notre recette detox pour bien commencer l’année

Par / 11 janvier 2019 / / 0 Commentaires

Comme chaque année depuis un peu plus de 10 ans, le Oxford English Dictionary répertorie les mots les plus utilisés de l’année pour en arriver à son fameux « mot de l’année ».

Quel mot a été choisi pour représenter 2018? Toxique.

Tant au sens propre qu’au sens figuré. Il aurait été largement utilisé dans un contexte environnemental, mais aussi, humain. En référence aux médias, aux relations, et aux milieux de travail.

Est-ce que notre secteur est à l’abri de ces comportements, attitudes et gestes qui font qu’un environnement de travail peut devenir malsain?

Bien sûr que non.

En ce qui a trait au harcèlement sexuel, le mouvement #Moiaussi n’était que le début, et je suis certain qu’on continuera, malheureusement (ou heureusement), d’entendre des femmes et des hommes briser le silence en 2019, tous domaines confondus.

Elizabeth LeClair a déjà commencé avec courage, en partageant son expérience avec de grands donateurs dans le contexte d’événements de financement.

Mais au-delà de son témoignage personnel, c’est son message à l’endroit de nos organisations qui m’inspire, en ce début d’année 2019 :

We cannot claim to be a sector that brings about change — that transforms the world — if we are encouraging a dynamic that continues to compromise women.

Et j’aurais envie d’ajouter, « si nous continuons de fermer les yeux sur des situations inacceptables ». Pourtant même si on n’en parle pas, nous en avons tous vécu ou en avons tous été témoin, un jour ou l’autre.

Il serait peut-être temps que ça change pour vrai?

À l’heure des résolutions de début d’année, des abonnements au gym et des cures du foie, j’ai envie de dire : prenons donc la santé de notre secteur en main, pour bien commencer l’année. Fini les abus, en avant la detox!

Nous aurons besoin de :

  • Une bonne dose de bienveillance envers tous ceux qui collaborent avec nous et à toutes les étapes du processus, car au fond, nous avons un but commun;
  • De l’empathie à profusion, et pas seulement pour les bénéficiaires de nos causes;
  • Beaucoup de respect, en commençant par soi-même, pour mettre ses limites, mais sans oublier que chaque maillon d’une chaîne et chaque expertise a son importance;
  • Et jamais trop de cohérence, car les valeurs qui animent nos organisations ne devraient jamais se perdre en chemin, ni la fin justifier des moyens douteux.

Facultatif, mais recommandé : la lecture de ce billet inspirant d’Olivier Schmouker, dans Les Affaires.

Et si après tout ça il s’avère qu’une situation demeure toxique, de grâce, réglons-là.

Donnons-nous le courage d’agir. Soyons à la hauteur des missions que nous défendons.

Photo : Jan Sedivy sur Unsplash