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Offre-moi une expérience, je te ferai un don : réflexion personnelle sur le don

Par / 7 mars 2018 / / 0 Commentaires

Je donne à des causes qui me touchent. Définir pourquoi elles me touchent serait bien compliqué. Je me sens proche d’elles culturellement et émotionnellement. J’imagine que c’est ce qui appelle au don, non?

Puis, je donne de manière sporadique à des campagnes d’urgence, quand un sujet très fort m’interpelle. Quand on a besoin de moi maintenant.
Et enfin, je donne contre une expérience. Un partage de connaissances, un événement, un spectacle… Bref, quand on m’offre une soirée, j’ai le don facile. Je l’admets. 🙂

Sur le bord de la trentaine, je fais partie des jeunes professionnels. Je regarde dans mon agenda et je vois : un gala pour le Musée McCord, les printemps du MAC, une soirée réseautage pour la Fédération CJA, etc. Un tas d’événements pétillants organisés par le comité des jeunes professionnels de ces organismes.

La collecte de fond se confond alors à un événement ponctuel : soirée bénéfice, cocktail, activité sportive… On savoure, on réseaute, et on donne!

Mais concrètement, à quoi sert un comité de jeunes philanthropes?

1. À faire de l’acquisition

Ce n’est pas un secret, faire l’acquisition de nouveaux donateurs est LE défi en philanthropie. Mais pour se développer, il faut aussi développer ses activités. Entre acquisition organique et campagne de mobilisation, un organisme peut également compter sur son comité des jeunes pour faire de l’acquisition. Grâce à ces ambassadeurs, dont l’âge s’échelonne plus ou moins entre 25 et 35 ans, les organismes sont capables de mobiliser un public plus jeune. L’organisme fait appel au réseau de son comité et à son pouvoir d’influence pour organiser un événement, et surtout… pour vendre des places.

Ces soirées vont mobiliser des personnes qui ne seraient pas forcément devenues des donateurs. Mais une fois qu’ils ont participé à un événement, ils sont tout de suite plus susceptibles d’être converties en donateurs.

2. À sensibiliser les plus jeunes

Au-delà de l’acquisition, ces comités offrent l’espoir de rajeunir sa base de donateurs en approchant notamment les millénials.

3. À financer un projet particulier

À la recherche de 100 000 $ pour financer de nouveaux locaux? Un nouvel appareil médical? Le comité peut prendre en charge un projet complet et assurer son financement par des cocktails, un gala majeur, voire même une campagne de sociofinancement, comme le font les Jeunes gouverneurs des Grands Ballets, à la recherche de 20 000 $ pour aider à financer le nouveau domicile de la danse et de la culture à Montréal.

4. À gagner en notoriété

Si ces soirées bénéfice sont réussies, elles contribuent aussi à la notoriété de l’organisme, qui sera alors reconnu pour organiser un gala hors du commun et, rêvons, un événement qui pourrait même devenir un rendez-vous annuel à ne pas manquer! C’est le cas du bal annuel du Musée McCord, qui est à l’agenda de tous les trentenaires montréalais en mai.

5. À développer ses habilités

Enfin, pour les participants du comité, cette expérience permet aux plus jeunes de développer des habilités en recherche de financement, en organisation d’événement, en mobilisation… Autant de compétences qui pourront ensuite être utilisées dans leur vie courante et professionnelle.

À ce jour, les comités de jeunes professionnels sont surtout populaires dans le milieu des arts et de la santé. Grâce à eux, les musées et autres organisations culturelles ont pu bénéficier d’un nouveau souffle. Alors pourquoi se priver d’une équipe de bénévoles aussi active dans les autres organismes du secteur pluriel?

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