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Storytelling et OBNL, ou l’art de raconter sa cause

Par / 14 juin 2016 / / 0 Commentaires

Il y a beaucoup de force dans une histoire bien racontée, et les spécialistes du marketing à but non lucratif misent de plus en plus sur le storytelling pour transmettre leur message plus efficacement. Raconter devient alors un art qui permet de toucher, d’inspirer et de convaincre son auditoire. Avec les bonnes techniques narratives, les organismes à but non lucratif peuvent susciter plus d’engagement et obtenir de meilleurs résultats dans leurs campagnes de collecte de fonds. C’est que les histoires personnelles captent l’attention des donateurs en parlant à leur cœur plutôt qu’à leur tête. Cette pratique d’un autre temps exige toutefois certaines techniques. En voici trois pour une histoire réussie :

Développez des relations significatives

Pour inciter les gens à donner, offrez-leur davantage, développez avec eux des relations significatives et permettez-leur de mieux s’identifier à une cause. Cette approche empathique contribue à instaurer une certaine confiance et à mieux interpeler les donateurs. Les gens redeviennent des êtres humains. Ils ne pensent plus uniquement à l’organisme, mais plutôt à la façon dont ils peuvent agir concrètement pour améliorer la vie de quelqu’un d’autre. En plus, un marketing de contenu ouvert et authentique permet de mieux fidéliser les donateurs. Les histoires influencent notre générosité et peuvent déterminer notre façon de décider et d’agir. Elles deviennent alors des témoignages puissants et très évocateurs. Voilà pourquoi beaucoup d’organismes à but non lucratif cherchent à améliorer la façon dont ils racontent leurs histoires en recourant à différents moyens de communication. Ils adoptent de nouvelles tactiques, utilisent les réseaux sociaux à leur avantage, et développent leurs connaissances et leurs compétences pour atteindre et toucher plus de vies.

Cultivez l’intimité

Le fait de s’ouvrir et de raconter son histoire personnelle trouve un écho et touche une corde sensible chez les autres. Internet a beau nous avoir habitués à ce que tout aille vite, ceux qui ont des histoires à raconter imposent le respect, et suscitent intérêt et compassion. Le temps semble ralentir alors que l’histoire se déroule tranquillement sous nos yeux. S’installe alors un moment d’intimité et de contemplation silencieuse qui ne serait pas possible sans une culture propice. Ce respect mutuel engendre d’excellentes histoires, car il favorise une certaine intimité. Humans of New York et son pendant Portraits de Montréal en sont de bons exemples. Ces sites traitent les gens avec compassion, sans les juger, et les lecteurs que nous sommes avons le même respect pour leurs histoires.

Abordez les histoires comme des conversations

Les gens ont de la difficulté à parler d’eux. Il n’y a rien de pire que de demander à quelqu’un : « Raconte-moi ton histoire! », car il ne saura pas par où commencer. C’est pourquoi un bon intervieweur saura aider les gens à surmonter leur réticence initiale. Comme on le fait dans une conversation, il saura traiter les personnes avec compassion et intérêt pour que le cœur de l’histoire se révèle doucement. En collecte de fonds, ce doigté est fondamental, car une bonne entrevue sera déterminante sur la façon dont l’auditoire réagira à ce qu’on raconteUn bon témoignage permettra au lecteur d’avoir un accès privilégié et respectueux à une conversation privée et de découvrir un aspect très personnel de la vie de quelqu’un. Résultat : une histoire touchante et inspirante.

Pour reprendre le slogan TED, « les idées valent la peine d’être diffusées » et les histoires méritent d’être racontées. Toute histoire personnelle implique une grande vulnérabilité mais aussi beaucoup de courage. Quand il s’agit de recueillir des fonds, elles sont essentielles en raison du pouvoir de la voix qui les raconte et de la part de vérité qu’elles renferment. Tout le monde a une histoire à raconter. Quelle est la vôtre?

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