Language:  
514 528-5252

Rééquilibrer la société : retour sur l’événement d’Atypic et de Coaching Ourselves

19 septembre 2017

Le monde dans lequel nous vivons a besoin d’une forme de renouveau radical sans précédent dans l’expérience humaine.

C’est dans ces mots d’Henry Mintzberg que l’événement Rééquilibrer la société, co-organisé par Atypic et Coaching Ourselves, s’ouvrait pour les quelque 250 leaders, chercheurs et acteurs du changement social qui y ont pris part le 8 septembre dernier à Montréal.

Le mot d’ordre de la journée : l’équilibre. Ou comment penser une société en équilibre reposant sur la force des secteurs privé, public et pluriel, « comme les trois pattes d’un tabouret bien solide ».

De nombreux clients et partenaires d’Atypic se sont prêtés au jeu et se sont laissés inspirer, tout comme les membres de l’équipe Atypic, par les divers ateliers et présentations de conférenciers  et chercheurs internationaux.

Penser au-delà de la gauche, de la droite et du centre

Tout d’abord avec Henry Mintzberg, le Mick Jagger du management, éminent penseur du secteur pluriel et cofondateur du mouvement Coaching Ourselves, qui nous a enjoints à nous intéresser aux causes des problèmes extrêmes auxquels nous faisons face aujourd’hui, non juste aux problèmes, sans quoi tout se perpétuera.

Donald Trump and the Brexit are not the problem. They are just extreme manifestations of the cause of the problem, which has to do with a trust issue, and people not wanting to be taken for granted anymore.

Il a également appelé les acteurs du secteur pluriel à travailler ensemble, étant donné les causes communes aux problèmes qu’ils combattent au quotidien, fruits du déséquilibre de nos sociétés modernes et des dysfonctionnements du système capitaliste.

Réparer les démocraties et le capitalisme

Philip Kotler a poursuivi de plus belle, nous entretenant du rôle du marketing dans le maintien du capitalisme en créant une demande pour le marché. Mais s’il en est ainsi, c’est que le marketing peut aussi contribuer à l’inverse. On parlera alors de démarketing, pour faire diminuer la demande pour un produit, ou de marketing social, pour faire changer un comportement.

L’auteur, consultant et professeur en marketing nous a quand même laissé sur cette question à méditer, qui résonne particulièrement chez tous les artisans du marketing social :

Can you sell brotherhood the way you sell soap?

Accélérer le changement social

Le reste de la journée a été l’occasion de discuter de pistes, d’approches et d’outils pour accélérer le changement social.

Avec un panel formé de Jean-Martin Aussant, du Chantier de l’économie sociale, Caroline Sauriol, des Petits Frères, Chloé Sainte-Marie, de la Fondation Maison Gilles Carle, Owen Charters, de Boys and Girls Clubs of Canada, Ali Nestor, d’Ali et les princes de la rue et Fady Dagher, chef de la police de Longueuil. En s’inspirant des principes de l’économie de partage avec Mitch Joel, expert en marketing digital. En découvrant les résultats de chercheurs membres de Coaching Ourselves en France et au Japon. Et en expérimentant l’approche du friendly consulting, basée sur l’écoute active et la collaboration entre pairs.

Construire du sens, pour soi et son organisation

La journée s’est terminée avec une inspirante conférence de Dan Pontefract, auteur du best-seller The purpose effect, qui nous a invités à formuler notre propre déclaration de sens.

I have written The Purpose Effect as a supportive tool to help team members connect the dots between personal, organizational and role purpose and to emphasize accompanying actions that can create multiple benefits for an organization and its stakeholders. Over the course of my working life, I have found that individuals and organizations that manage to create the sweet spot are truly enlightened ones of this world. It takes courage, but it is possible.

La boucle était bouclée. Car comme le dit souvent Henry Mintzerg, le changement social commence dans son propre miroir.

Pour en savoir plus sur Coaching Ourselves

Pour lire le poème sur le changement social récité par Chloé Sainte-Marie